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Office Public de la Langue Bretonne

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Etude sur les anciens lycéens de Diwan

Voir l'image en grand Fulup Jakez, Lena Louarn, Meriadeg Vallerie, Anna Vari Chapalain

Observatoire 11/04/2014

L'étude réalisée par l'Observatoire des Pratiques Linguistiques en collaboration avec Diwan a été rendue publique le 8 avril 2014, dans les locaux de Saint-Brieuc Agglomération.

Le lycée Diwan existe depuis 1994. Plusieurs générations d’élèves s’y sont succédées, ces jeunes brittophones ont obtenu leur bac. Aussi, l’Office Public et Diwan Breizh ont-ils jugé intéressant d’en savoir davantage : qui sont-ils, quels métiers exercent-ils, où vivent-ils ?

L'étude montre que ces jeunes sont autonomes et ouverts d’esprit. Ils quittent tôt le domicile parental : globalement, les 2/3 des jeunes vivent chez leurs parents à 18 ans contre à peine 10% des anciens lycéens de Diwan. Ils se rendent également plus souvent à l’étranger pour leurs études : en 2012, 12% des étudiants passés par le lycée Diwan étaient à l’étranger contre moins de 4% des étudiants français.

Leur parcours post-bac les mène vers des cursus littéraires, des études de biologie et ils affichent des profils de créatifs.


L'attraction vers les grandes villes est particulièrement nette : Rennes et Brest attirent la majorité des lycéens de Diwan à l’heure de leurs études (les 2/3 du total entre bac+1 et bac+3). A mesure qu’ils arrivent sur le marché du travail (entre bac+4 et bac+6), ils se répartissent davantage sur le territoire en choisissant préférentiellement des bassins d’emploi urbains : 1/3 à Rennes ou Brest, ¼ ailleurs en Bretagne et les autres hors de Bretagne. La présence des jeunes locuteurs à Rennes et Brest est appelée à se renforcer : le nombre de personnes passées par le lycée Diwan va doubler dans ces 2 villes d’ici la fin des années 2010, il aura triplé au milieu des années 2020.

Cette étude révèle des changements importants dans la communauté brittophone. L’enquête “Etude de l’histoire familiale” réalisée par l’Insee en 1999 a montré que les ¾ des brittophones avaient plus de 50 ans, qu’il vivaient dans des communes rurales au sein des 3 départements de l’ouest pour 93% d’entre eux et qu’ils travaillaient (ou avaient travaillé) surtout comme agriculteurs, artisans, commerçants et ouvriers. L’enquête sur les anciens lycéens de Diwan fait apparaître des caractéristiques différentes : ils habitent dans les grandes villes (Rennes et Brest) ou au sein de pôles d’emploi plus petits dans l’ouest breton. Après leurs études, ils s’orientent vers des professions intellectuelles ou intermédiaires.


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2 commentaires

Les commentaires2

  • roparz le 07/02/16 à 22h16
    Bez ez eus tu kaout spi a-wechoù! Perak goulenn pegeit ' vo kollet ar yezh gant ar vrezhonegerien yaouank. N'eo ket kollet ar brezhoneg gant ma bugale, memes gant ar re eman o labourat en estrenvro : tu 'zo dezho mirout ho yezh ha gwellat anezhi ivez en ur gomz, en ur lenn, en ur skriv ha dre eskemmoù niverus ha liesseurt gant tud all (pellgomz, skype, lizhiri, facebook, .....) [...]
  • Jeannotin le 25/04/14 à 10h17
    Il serait bon qu'une étude sur les anciens élèves du Diwan se penche sur le temps qu'il leur faut pour perdre le breton. Puisque cette langue ne sert dans l'univers professionnel de la majorité d'entre eux et qu'ils fréquentent rarement des bretonnants natifs, la dégradation de leurs capacités linguistique doit être rapide.

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